VEUILLEZ TROUVER CI-DESSOUS NOTRE COMMUNICATION N°36 PARUE A LA SUITE DE NOTRE ASSEMBLEE GENERALE DU 22 MARS AINSI QUE LE RAPPORT MORAL DU PRESIDENT.

 

FEUILLE DE LIAISON N°36 –  mars 2019

Chers adhérents, Chers amis, Chers sympathisants

Un vent  d’optimisme souffle à nouveau sur le PNR et balaie les légitimes inquiétudes que nous avons exprimées à de nombreuses reprises sur une situation enlisée depuis plus de trois ans telle qu’on la connaissait encore à la veille de notre assemblée générale du 22 mars.

A la fin de la réunion et après la présentation, fort intéressante sur le réseau Natura 2000 et de ses sites sur le territoire du parc, faite par Emmanuel Das Gracas du Conservatoire d’Espaces Naturels de Picardie que je remercie chaleureusement, le Président Marchand nous a annoncé de bonnes nouvelles.

Il nous a déclaré :

– qu’il avait reçu, il y a quelques jours, une lettre de Valérie Pécresse qui approuvait pour la région Île de France le projet de statut du PNR,

– qu’il avait reçu un courrier rassurant de la région Hauts de France sur le financement du parc sauf quelques points “pas très graves”,

– que le bureau du syndicat mixte avait approuvé le projet de charte révisée et adoptée depuis par le comité syndical,

– et enfin, que les communes du territoire seront saisies par les régions pour voter leur adhésion ou pas au PNR OPF avant la fin de ce mois de juin ou, au plus tard, avant la fin de cet été.

Nous nous réjouissons de ces évolutions.

Restons mobilisés pour que les renouvellements de la charte et du classement du PNR OPF viennent rapidement clôturer cette longue période d’incertitude.

Le président Gilles Sinet

 

 

RAPPORT MORAL DU PRESIDENT à l’ASSEMBLEE GENRALE DU

VENDREDI 22 MARS 2019

 « J’ai l’impression de répéter la même chose qu’aux trois dernières AG puisque la sempiternelle question du renouvellement de la charte et du classement du PNR sont encore et toujours d’actualité.

En entamant une quatrième année sans charte, on prive le syndicat mixte, financé par les citoyens que nous sommes, de porter valablement et régulièrement la marque PNR, ancrée pourtant dans notre territoire depuis plus de douze ans et qui ne devrait pas souffrir de tant de vicissitudes pour être pérennisée.

On déplore et on s’agace de cette situation autant intrigante qu’exaspérante.

A ce jour, et le président Marchand nous en dira plus, les statuts, à notre connaissance, ne sont toujours pas approuvés par l’Île de France. Il y a donc forcément quelque chose qui coince au niveau de la gouvernance et de la représentativité des contributeurs au syndicat mixte. Qui s’oppose donc au PNR ? Veut-on encore du PNR ?

De l’aveu de la Fédération des PNR (+ 50 ans de recul, 53 parcs aujourd’hui-15% territoire), une phase de déclassement d’un parc sans charte n’est pas anormale mais, s’éternisant de cette manière crée un fâcheux précédent.

Alors, on nous dit, qu’à défaut de classement, les services de l’Etat sont censés prendre en compte la nouvelle charte. Les préfets, la DREAL, la DDT, … doivent tenir compte de cette situation dans les avis qu’ils ont à rendre. Le préfet de région IDF, à qui nous avions fait part en décembre de notre profonde inquiétude, nous l’a d’ailleurs confirmé en nous écrivant « que ses  services sont ainsi vigilants à ce qu’aucune action sur le territoire ne porte atteinte aux objectifs poursuivis par un tel classement »… Naturellement, on veut le croire.

Pour autant, l’ancienne charte est caduque et l’absence de nouvelle charte la rend de fait inopposable tant qu’elle ne sera pas adoptée. Ni le parc, ni les services de l’Etat, ni les associations ni personne ne peuvent légalement et officiellement s’en prévaloir pour l’opposer à des projets ou des intentions qui risquent de ruiner l’atteinte de ses objectifs.

En théorie, de facto, on ne devrait plus demander au PNR OPF ses avis et il n’a plus à être consulté dans le cadre de commissions et autres procédures administratives. Même si on tente de nous rassurer, c’est un donc une vraie menace (dernier exemple, le projet de carrière et d’enfouissement de déchets à Champlâtreux dont les impacts paysagers et environnementaux seraient désastreux (atteinte aux unités paysagères, à la biodiversité, aux corridors rélictuels sur la continuité écologique Chantilly-Carnelle du continuum forestier nord-parisien) et, à propos duquel le PNR s’était illustré, il y a quelques années, contre un projet analogue.

 Vous l’aurez compris, c’est le sort du PNR et le renouvellement de sa charte qui a occupé principalement nos esprits tout au long de cette année 2018 et encore aujourd’hui.

Nous le répétons et l’écrivons depuis un moment et M. Marchand ne le dément pas. Sans être des oiseaux de mauvaise augure et tel que c’est parti, les maires, même s’ils sont saisis par les régions avant l’été du projet d’adhérer ou pas au PNR (et donc à sa charte), risquent de ne pas prendre l’initiative de mettre cette résolution au vote de leur conseil du fait des prochaines élections municipales dans un an.

Il faut donc craindre de ne pas avoir le renouvellement du classement avant …. deux ans.

L’AP3F ne veut pas faire le deuil du PNROPF.

 Bref, voilà où nous en sommes. Ce qui n’empêche pas le syndicat mixte, avec ses partenaires, de poursuivre ses actions (et il faut saluer, malgré ce contexte, le travail  des chargés de mission et de l’ensemble des collaborateurs du parc) et pour l’AP3F, d’être dans son rôle et de suivre les dossiers qui lui tiennent à cœur en maintenant un contact régulier et constructif avec l’équipe du parc.

 L’AP3F soutient et encourage toutes les actions et mesures qui vont dans le sens de la poursuite des objectifs de la charte et la pérennisation du PNR mais je veux illustrer par deux exemples combien c’est compliqué et pas gagné :

         Le parc, conformément à ses missions, s’apprête à renouveler ses partenariats avec l’ONF, la Chambre d’Agriculture, le Conservatoire d’Espaces Naturels de Picardie… et d’autres. Il faut bien entendu s’en féliciter puisque ces conventions de partenariats sont faites pour poursuivre, en cohésion avec ses partenaires, des actions cohérentes avec les objectifs de la charte… Le syndicat mixte du PNR avance mais sans sa raison d’être qui est sa charte. Par souci de transparence et de crédibilité, il ne faut pas entretenir l’illusion que le PNR continue à exister comme si de rien était. La réalité est que le syndicat mixte fonctionne mais que le PARC, faute de classement renouvelé, faute de charte,  n’a plus de fondement et l’ensemble des conditions d’utilisation de la marque déposée « PNR », ne sont plus réunies.

         Le corridor Chantilly-Halatte (le parc ne se résume aux corridors –objectif prioritaire- et la problématique des corridors ne se réduit pas à celui-ci, mais il est symptomatique d’une réalité et a, en quelque sorte, valeur de symbole). Tout le monde sera d’accord de considérer qu’il est absurde de dépenser des millions pour réaliser un écopont au-dessus de la RD 1330, si en amont et en aval, des barrières, de quelque nature que ce soit, empêche la petite et grande faune de poursuivre naturellement ses pérégrinations.  C’est le problème du  corridor rélictuel Courteuil-Avilly en sursis qui risque de mourir avant si on ne se donne pas les moyens pour le sanctuariser.

Je rappelle le contexte :

Notre association avec d’autres ne partagent pas le projet du département, soutenu par le PNR, de ne réaliser qu’un seul écopont alors qu’il en faudrait trois considérant que 40 mètres linéaires  ne peuvent sérieusement pas se substituer à 6 kms d’échange potentiel, même déjà bien dégradé et constituant un des maillons essentiels du continuum forestier nord-parisien / haute picardie. C’est le sens du recours déposé auprès du TA d’Amiens contre l’arrêté de DUP.

Le département et le parc ont signé une convention donnant au parc le soin d’évaluer et de mesurer l’efficacité de cet unique passage faune, avant d’engager les travaux d’aménagements routiers et, le cas échéant, d’envisager d’en faire un deuxième si jamais le 1er est inopérant. On verra bien mais, sans être devin, on sait ce qu’il advient de ce genre d’engagement quand les financements ne sont d’ores et déjà pas prévus.

Donc, en se référant à l’Orientation n° 2 de l’Axe prioritaire n°I de la charte pour maintenir la diversité biologique et les continuités écologiques, tout le monde sera d’accord pour d’abord s’assurer de la restauration et de la préservation du corridor rélictuel Avilly Courteuil et de son bon fonctionnement dans la durée. C’est l’objet aussi, je pense de cette convention. Cela passe aussi par la mise en œuvre des actions inventoriées par le parc avec le concours des associations et de la fédération des chasseurs suite à la visite organisée sur le terrain en décembre 2018. D’ailleurs, où en est-on car la situation, sur site, n’évolue pas bien favorablement (ex : nouveaux fils électriques sur clôtures des pâtures entre St Léonard et Senlis)?

 L’AP3F fait ce constat sans stigmatisation et sait bien que c’est compliqué. Au cœur de ces résonnances pratiques, on sait les contraintes budgétaires et que le PNR, dixit la charte, « ne peut [sur certains domaines] s’impliquer plus en profondeur faute de moyens humains » (ref/ Diagnostic territorial et évaluation de la charte).

Nous proposons de développer et de renforcer entre nous la mise en place, sous l’autorité du parc, de groupes d’observation et de veille sur le terrain et dans la durée avant et après les décisions d’implémenter certaines actions que le parc n’a pas les moyens d’évaluer, de mesurer et de suivre au quotidien. Ce sera un moyen d’échanger plus régulièrement, de prévenir les incompréhensions, de répondre aux impatiences et espérer être, ensemble, plus efficaces. Nos associations sont prêtent à porter main forte à l’équipe du parc comme partenaires pour l’aider à mener ses actions.

 Ne voyez pas dans ce constat, M. Le Président, Mme La Directrice, un esprit négatif de notre part. S’il nous arrive d’être critique, c’est dans un esprit constructif. Soyez assurés que nous « SOMMES PARC » à fond. Et, s’il ne vous a pas échappé que la dimension politique nous irrite quelque peu, l’AP3F ne souhaite que le succès du PARC avec l’adhésion la plus large possible des communes et l’atteinte des objectifs de sa charte pour répondre aux enjeux  considérables d’un territoire comme le nôtre.

Je vous remercie de votre attention »

Gilles Sinet Président

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